Quatrième de couverture
| Ce que fut Mai 68 a été enseveli, et de multiples fois, et continue d’être
recouvert. Par les gauchistes et idéologues « divertisseurs » de toutes
obédiences, par les « libéraux » et oligarques de tous bords, par l’industrie
médiatique, par l’amnésie généralisée et la bêtise contemporaine. Jean-Franklin a été un des rares à s’être attelé à la dénonciation inlassable des multiples falsifications des « événements », après avoir contribué précocement à la naissance du mouvement. Si ses récits sont si vivants, ses analyses si brillantes et ses dénonciations si cruelles, c’est qu’ils s’abreuvent à son engagement sans failles pour l’autonomie individuelle et collective qui s’est alors exprimée de manière explosive et dont l’auteur ne s’est jamais départi par la suite. Il ne s’agit pas de proclamer la « Vérité » de Mai 68, mais d’en faire entendre aujourd’hui le cri, qui résonne d’autant plus que le délabrement de la société s’accélère : est-ce réellement dans ce monde-là que nous voulons vivre ? |

Jean-Franklin Narodetzki (1948 – 2014), ancien membre du Mouvement du 22 mars, militant et psychanalyste au Quatrième groupe, auteur d’articles, notamment dans la revue Le Débat, ainsi que de Mai 68 à l’usage des moins de vingt ans (Actes Sud, 1998) et de Nuits serbes et brouillards occidentaux, Introduction à la complicité du génocide (L’Esprit frappeur, 1999).
Photographie de l’auteur dans la cour de la Sorbonne occupée en mai 1968





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