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En guise d’éditorial : Les lieux communs de l’immigration

Le discours de la « Gauche » sur l’immigration se présente comme une évidence absolue depuis quarante ans. Presque deux générations ont grandi dans cet allant-de-soi, formant leur vision du monde, structurant les identités politiques, les découpages idéologiques, et orientant les trajectoires militantes. Cette doctrine pro-immigration s’est cristallisée dans les années 80 et fournissait une consistance commode à un « socialisme » totalement exsangue qui trouvait facilement dans le Front National un repoussoir efficace et une providentielle consistance. Il s’est ainsi constitué une véritable idéologie, l’immigrationnisme, et la question s’est forclose. Dans la grande tradition du pseudo-« antifascisme » fondé juste avant le pacte germano-soviétique, celui qui s’interroge sur le bien-fondé des positions « officielles » devient très rapidement un dissident, un suspect s’il persévère, un ennemi déclaré s’il assume ses doutes.
Cet univers molletonné s’ébrèche, se fissure, se délabre ou s’effondre aujourd’hui, selon ses degrés d’affinité avec une notion qu’on aurait voulu congédier à jamais : la réalité. La réalité ?! – nous rétorque-t-on – vous ne savez donc pas, vous, que c’est une construction sociale ? Qu’elle dépend de la position de l’énonciateur (position sociale, culturelle, politique), et bien autant de ses visées, désirs et actes que de ses a priori idéologiques ? Et que c’est notamment cela, la praxis dont vous vous réclamez ? Certes. Et, très précisément, il s’agirait dans ce texte de questionner, enfin, l’idéologie pro-immigration de la « gauche », qui empêche, obstrue, encombre toute réflexion sur la question, interdit de comprendre, d’admettre, de discerner, de percevoir – donc de voir ce que nous avons sous les yeux. (...)
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Ci-dessous, quelques références de films, de documentaires et de podcasts qui nous semblent dignes d’intérêt — et dont la liste pourrait varier au fil du temps, des événements, des goûts et des découvertes.
« Placés devant un but aussi grand, [les grandes personnalités historiques] se sont audacieusement proposé de le servir contre toute l’opinion des hommes. Ce n’est pas le bonheur qu’ils ont choisi, mais la peine, le combat et le travail pour leur but. Leur but une fois atteint, ils n’en sont pas venus à une paisible jouissance, ils n’ont pas été heureux. Leur être a été leur action, leur passion a déterminé toute leur nature, tout leur caractère. Leur but atteint, ils sont tomés comme des douilles vides. Ils ont eu peut-être du mal à aller jusqu’au bout de leur chemin ; et à l’instant où ils y sont arrivés, ils sont morts – jeunes comme Alexandre, assassinés comme César, déportés comme Napoléon. Qu’ont-ils gagné, c’est leur concept, leur but, ce qu’ils ont accompli. Ils n’ont rien gagné d’autre ; ils n’ont pas connu la jouissance paisible. C’est une affreuse consolation de savoir que les hommes historiques n’ont pas été ce qu’on appelle heureux. Mais seule la vie privée, laquelle ne peut exister que dans des conditions extérieures très différentes, peut connaître le bonheur. Ceux qui ont besoin d’une consolation aussi affreuse peuvent la chercher dans l’histoire. Mais seule la jalousie en a besoin, la jalousie qui est gênée par ce qui est grand et excellent et qui cherche à l’amoindrir et à lui trouver des défauts. Les grands ne furent grand que parce qu’ils ont été malheureux : ainsi raisonne la jalousie pour pouvoir supporter la grandeur et se mettre sur un pied d’égalité avec elle. Dans les temps modernes aussi, il a été abondamment prouvé que les princes ne sont pas heureux sur leur trône. On le leur concède donc et l’on trouve tolérable de n’y pas être assis. Mais l’homme libre n’est point jaloux ; il reconnaît volontiers ce qui est grand et se réjouit que cela puisse exister. »
G. W. F. Hegel, La raison dans l’histoire, 1837

Ci-dessous une cartographie des principales mouvances anti-Lumières en France, (toujours inspirée de la cartographie de « l’extrême-droite » malheureusement très imprécise).






